Choisir des formes d’écriture inclusive qui sont réellement inclusives

L'enjeu

La langue française est belle, très belle. C’est à la fois un constat partagé et une construction marketing issue d’un travail de plusieurs siècles pour ériger à ce rang notre écriture. Un peu comme les vins de Bordeaux. Un peu comme le Champagne. J’espère que vous ne serez pas choqué à la lecture du terme « marketing » !

Le problème de notre langue tient en revanche au fait qu’elle exclut 51% de la population : « le masculin l’emporte toujours sur le féminin ».

Pour une compréhension détaillée des enjeux, je vous invite à lire mon article sur le sujet : quel rôle pour une écriture inclusive ?

Pour une vue synthétique, voici ce qu’on peut en dire en quelques mots : les mots ont un pouvoir très forts sur nous, c’est pour cela qu’ils sont choisis avec tant de précisions dans les discours (ex : « Moi, Président » de François Hollande, 2017). Les mots construisent notre imaginaire, nos représentations mentales. Il convient donc de favoriser la place de chacune et chacun dans notre langage pour créer de nouveaux modèles.

 

 

Pistes de solution

Les pistes de solution sont nombreuses bien que toutes imparfaites. Sans doute que la solution idéale viendrait de la création d’un véritable genre neutre comme d’autres langues en possède.

La première piste de solution est : l’écriture avec les points médians. Sans rentrer dans le détail non plus, cette forme d’écriture inclusive me semble à utiliser avec parcimonie : elle complexifie la lecture et peut donc devenir problématique pour des personnes qui sont en cours d’apprentissage de notre langue, les personnes qui ont des difficultés de lecture, les personnes malvoyantes ou non voyantes. Sans compter qu’il est difficile de fixer la limite de cette forme d’écriture : comment faire les accords, où mettre la césure, comment gérer les articles (ex : l.e.a ou le.la ?). Une solution imparfaite donc.

Les autres pistes de solution qui me semblent plus viable (à voir en détail dans l’article précédemment cité) :

  • les formes épicènes : qui ont la même forme au féminin qu’au masculin (ex : élève)
  • les formes englobantes : l’équipe de développement technique au lieu des développeurs
  • l’emploi du féminin et du masculin, couplé à l’accord de proximité : les auteurs et les autrices ont écrit un livre.
  • le respect de l’ordre alphabétique : les femmes et les hommes, je vous déclare femme et mari…

Dans notre société, le choix des mots importent. Alors, quand la ville de Nantes, choisit de réhabiliter le mot « matrimoine« , il me semble important qu’il s’agit là d’un simple appel pour un retour vers plus d’égalité trop longtemps oublié et non de faire adopter une « novlangue ».

Les autres principes en lien avec le champs d'action : Agir pour mettre en place une communication et une marketing digital responsable

73
Parité
 
Inclusion
 
Éthique
 
Durabilité
 

Signer la Charte Numérique Responsable de l'Institut du Numérique Responsable

87
Éthique
 

Utiliser des bases de données d'e-mails constituées par vos soins

88
Durabilité
 
Éthique
 

Définir un rythme d'e-mailing soutenable pour les destinataires

103
Durabilité
 
Éthique
 
Inclusion
 

Limiter la publicité affichée sur les interfaces, notamment la publicité vidéo