Dans le cadre d’une plateforme, créer un business model où les premières ressources sont les salariés et non des travailleurs indépendants

Alors que la tendance au recours à un modèle économique issu de l’uberisation ne s’essouffle guère, il est urgent de repenser l’organisation de l’entreprise pour trouver un modèle juste pour l’ensemble des parties prenantes

Numérique Responsable & Uberisation

Si on parle d’uberisation sur le site NumériqueResponsable.org, c’est bien parce que ce modèle d’entreprise est directement issu du numérique. Pour faire simple, les plateformes dites « uberisées » utilisent des auto-entrepreneurs pour faire un travail qui devrait être salarié.

La base du modèle de l’uberisation ne réside pourtant pas là car ce qui est intéressant dans le modèle c’est de créer de la mise en relation : ces plateformes mettent en relation deux cibles différentes, en général un prestataire avec une entreprise ou un particulier qui a besoin d’un service.

Ces outils pourraient être de très bonnes choses (et certaines le font bien) mais malheureusement, elles conduisent souvent à :

  • une mise en concurrence exacerbée et donc une baisse des prix par rapport à des prestations classiques :
  • une diminution de l’indépendance des indépendants qui travaillent pour elles (contrôle par algorithme, diminution du choix du moment de travail ;
  • une évaluation publique et déshumanisée permanente de la qualité travail effectuée ;
  • une diminution globale du lien social entre le prestataire et le demandeur de service.

Une plateforme de mise en relation peut avoir un intérêt mais il convient de bien travailler son business model pour ne pas :

  • remplacer du travail salarié par de la prestation à moindre coût ;
  • aliéner les parties prenantes de la plateforme à un algorithme ;
  • doser les méthodes d’évaluation garantissant le niveau de qualité de l’offre sur la plateforme pour éviter l’évaluation permanente.

Des choses commencent à changer : on voit en Espagne (Loi Riders) comme en Italie ou aux Etats-Unis des décisions de justice, demander la requalification du travail des indépendants travaillant notamment pour Uber & Uber Eats, en travail salarié.

Les autres principes en lien avec le champs d'action : Agir pour créer un modèle numérique vertueux, équitable pour toutes les parties prenantes de l'organisation, soutenable pour la planète et favorisant une souveraineté numérique

60
Durabilité
 
Éthique
 

Mesurer régulièrement son empreinte liée au numérique

64
Éthique
 

Ne pas adopter une nouvelle technologie dès sa sortie

66
Éthique
 

Définir des plages horaires sans envoi ni réception d'e-mails lorsque le type d'activité le permet

97
Éthique
 

Vérifier les sources et ne pas prendre pour argent comptant une information trouvée sur Internet : croiser ses sources

98
Éthique
 

Ne pas pratiquer la diffamation envers d'autres sur les espaces de discussion en ligne

99
Éthique
 

Partager des informations seulement lorsqu'elles ont été publiées par plusieurs sources vérifiées différentes

100
Éthique
 

S'inscrire dans un dialogue constructif avec les autres utilisateurs et utilisatrices des réseaux sociaux

102
Durabilité
 

Utiliser des outils numériques pour réduire l'empreinte environnementale (ex : déplacement, impression, mesure de consommations)

111
Éthique
 
Parité
 

Travailler des algorithmes, notamment en intelligence artificielle, exempt de tout biais sexiste